🤴🏿 La Reine qui se déguisait en homme 👸🏿
🤴🏿 La Reine qui se déguisait en homme 👸🏿
🤴🏿 La Reine qui se déguisait en homme 👸🏿

Quand bien mĂŞme les femmes de l’Egypte ancienne bĂ©nĂ©ficiaient d’un statut plus Ă©levĂ© que celui des autres femmes de leur Ă©poque, il Ă©tait très rare pour les elles d’accĂ©der au titre de Pharaon, exclusivement rĂ©servĂ© aux mâles. Hatshepsout faisait l’exception de cette règle car elle Ă©tait la seule femme Ă  bel et bien porter le titre de Pharaon.

Le seul titre que pouvait porter une femme dans la monarchie Ă©gyptienne Ă©tait celui de « Reine », mais uniquement dans le sens de « Grande Epouse Royal ».
Hatshepsout, fille aĂ®nĂ©e de ThoutmĂ´sis I donc de lignĂ©e royale, prit le titre de Pharaon suite Ă  la mort de son Ă©poux et demi-frère ThoutmĂ´sis II, dont le règne ne dura que 13 ans. Au dĂ©part, c’est son fils ThoutmĂ´sis III, nĂ© de l’une des femmes du harem de ThoutmĂ´sis II qui devait lui succĂ©der.

Mais ce n’Ă©tait qu’un enfant Ă  l’Ă©poque, c’est donc sa tante, et belle-mère, la Grande Epouse Royale Hatshepsout qui assura le rĂ´le en attendant que l’enfant devienne adulte.

Ainsi, vers -1473 , Hatshepsout se proclama Pharaon et régnera pendant 22 ans.

Dès sa proclamation, elle remplacera sa robe royale par un « nĂ©mès » (pagne que le portait les Pharaons), et ira jusqu’Ă  porter la barbe postiche. Hatshepsout ne reniera pas pour autant sa fĂ©minitĂ©, sa volontĂ© Ă©tait simplement de maintenir un respect de la tradition et d’obtenir le respect de la population. Elle finirapar ĂŞtre comptĂ©e parmi les plus grands Pharaons Egyptiens, et son long règne lui permit d’accomplir plusieurs oeuvres.

Hatshepsout avait un grand penchant pour les grandes constructions, elle se fera d’ailleurs construire une temple mortuaire extraordinairement cĂ©lèbre Ă  Deir el Bahari, dont cent-vingt sphinx montaient la garde de ll’entrĂ©e. Malheureusement son nom fut martelĂ© après sa mort afin d’ĂŞtre effacĂ© du monument, sans doute suite Ă  l’instigation de son neveu et beau-fils, ThoutmĂ´sis III qui cherchait Ă  effacer toutes les traces de son existence.

Elle dirigea le pays avec une Ă©nergie remarquable en bĂ©nĂ©ficiant de l’appui de dignitaires compĂ©tents et dĂ©vouĂ©s tels que PouymrĂŞ, second prophète d’Amon et grand architecte, NĂ©hĂ©sy, chancelier qui dirigea une expĂ©dition lancĂ©e par Hatshepsout vers le pays de Pount , Hapouseneb, son vizir et Ă©galement grand prĂŞtre d’Amon et enfin SĂ©nènmout (ou Senmout), qui Ă©tait son prĂ©fĂ©rĂ© et aussi le pĂ©cepteur de la Princesse NĂ©fĂ©rourĂŞ, sa file. SĂ©nènmout Ă©tait d’origine modeste, mais il Ă©tait très ambitieux et très talentueux, ce qui lui permit de devenir le premier conseiller de la reine, et peut ĂŞtre aussi son amant.

***

On peut dire du règne d’Hatchepsout qu’il Ă©tait relativement calme, mĂŞme si en l’an XII elle dut faire face Ă  une rĂ©bellion nubienne. La majoritĂ© de ses constructions en Nubie furent dĂ©truites sous ses successeurs, mais il reste encore quelques traces de son passage Ă  Kasr IbrĂ®m et Ă  Bouhen.La reine Ă©taient fortement attirĂ©e par les expĂ©ditions commerciales, dont celui du Pays de Pount ou Pwenet, en l’an VIII/IX, Ă©galement appelĂ© Ta NĂ©tjer, qui signifie « Pays du dieu ». Sa localisation est encore incertaine mais la majoritĂ© des auteurs situent le site sur la cĂ´te africaine de la Mer Rouge, allant des confins Ă©rythrĂ©o-soudanais au nord de l’actuel Somalie.en l’an VIII/IX. De cette expĂ©dition, on ramenait des navires chargĂ©s de d’or, d’ivoire, de bois d’Ă©bène, de peaux de panthère, une panthère vivante, une girafe, des parfums et des huiles de sycomore te surtout de l’encens, utile aux cĂ©rĂ©monies du culte.

En 1903, l’Ă©gyptologue Howard Carter qui retrouva notamment la tombe de Toutânkhamon en 1922, retrouva les momies de deux femmes dans une tombe de la vallĂ©e des rois Ă  Louxor. L’une Ă©tait dans un sarcophage et l’autre Ă©tait simplement posĂ©e Ă  terre. L’une d’elle Ă©tait SatrĂŞ, la nourrice d’Hatchepsout, mais on ne savait pas encore qui Ă©tait la deuxième, mĂŞme si on le devinait, et pour cause, la momie avait le bras gauche sur la poitrine, tel qu’il en Ă©tait le cas pour les momies royales de l’Egypte Antique.
Chose Ă©trange et qui rendait sceptiques les scientifiques, la momie ne portait aucune parure, aucune coiffe, aucun bijou, cest Ă  dire rien qui gĂ©nĂ©ralement accompagnaient les Pharaons dans l’au-delĂ .

C’est finalement le 27 juin 2007 que l’on attesta de l’authenticitĂ© de cette momie comme Ă©tant celle de la Reine Hatchepsout. Comment? Grâce Ă  des tests ADN et Ă  la technique d’imagerie CT-scan qui permet de recomposer le corps en 3 dimensions. Les scientifiques ont fini par affirmer qu’il s’agissait d’une femme autour de la cinquantaine qui Ă©tait obèse, qui souffrait de diabète et d’un cancer des os mĂ©tastasĂ©. Le dĂ©cès de la momie aurait Ă©tĂ© toutefois causĂ© par un abscès dentaire mal soignĂ©. La momie d Hatchepsout a Ă©tĂ© transfĂ©rĂ© au MusĂ©e Egyptien du Caire.

Ce qu’on retiendra d’elle, c’est surtout son audace Ă  vouloir se reprĂ©senter comme les Pharaons mâles, les nombreux projets de constructions architecturales bien souvent menĂ©s Ă  terme, et les expĂ©ditions commerciales enrichissantes qu’elle lança. Hatchepsout, une Reine et HĂ©roĂŻne d’Afrique!

Source : Reines d’Afrique

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