🔥 Elles ont prĂ©fĂ©rĂ© se tuer plutĂ´t que d’ĂŞtre esclaves 🔥
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 Elles ont prĂ©fĂ©rĂ© se tuer plutĂ´t que d’ĂŞtre esclaves 

Le suicide des femmes Nder (Sénégal)

C’était un mardi de l’année 1819, d’où l’appellation « Talaatay Nder ».

Cet événement est resté dans les mémoires de toute une contrée, celle de Waalo mais aussi de certains Sénégalais et féministes. Pour ne pas être réduites à des esclaves et transportées en Afrique du Nord par les Maures, les femmes de Nder avaient tout bonnement décidé de se sacrifier collectivement.

Le Waalo était un royaume issu de l’éclatement du grand Empire du Djolof au XVIè siècle. Il était situé au nord du Sénégal partagé entre la culture Peul, Sérère, Wolof et Maure. Ses habitants, les Waalo-Waalo vivaient de commerce, de pêche et de chasse. Le fleuve séparait le Walo de la Mauritanie où était notamment établie la tribu des Trarza. Ces Maures débarquaient dans la province tantôt en clients, tantôt en ennemies pour piller, vider les greniers ou encore kidnapper des hommes, des femmes et des enfants, qu’ils réduisaient en esclaves en direction de l’Afrique du nord.

Il faut aussi souligner que ses Maures s’étaient toujours battus contre la domination européenne qui était bien présente à Saint-Louis, capitale de l’Afrique occidentale française.

 

Carte ancienne, Waalo | Senegal actuel

Carte ancienne, Waalo | Senegal actuel

 

Les relations entre Waalo-Waalo et Trarza n’étaient jamais au bon fixe sauf pour la période 1818-1819 qui avait été précédée par des affrontements qui virent périr de nombreux guerriers du Waalo mais aussi des femmes. Il faut aussi rappeler que les Maures étaient bien armés et avaient des alliés stratégiques : les Toucouleurs.

Cette brève trêve donnait l’opportunité aux dignitaires et au Roi de rejoindre Saint-Louis afin d’y recevoir des soins suite à leurs batailles prolongées contre les Maures. On était en pleine saison sèche, et les quelques hommes qui étaient restés à Nder avaient rejoint les champs ou encore le fleuve et quelques uns d’entre eux, qui se faisaient appeler les Ceddos « guerriers » assuraient la garde.

 

Ce jour dont les Sénégalais se rappellent encore était un mardi du mois de novembre. Dans le village aux cases rondes, livré aux femmes, aux enfants et aux vieillards, régnait l’animation du quotidien. Quand tout à coup, des cris encrassèrent la quiétude des lieux. Les Maures venaient une nouvelle fois attaquer Nder. Ils savaient que les grands dignitaires étaient absents et ils voulaient juste vider Nder de ses femmes et enfants.

Les Maures avaient repris leurs razzias dans le Waalo pour s’approvisionner parmi les autochtones. Un grand nombre d’hommes, de femmes et d’enfants seraient arrachés à leurs familles pour être vendus comme esclaves aux riches familles d’Afrique du Nord. Cela avait toujours été ainsi et Nder y avait perdu des femmes, des enfants mais aussi des hommes. Lorsqu’une femme est venue en pleurs annoncer l’arrivée des ennemies, elles cherchèrent ensemble une solution pour échapper à la servitude.

 

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Elles demandèrent à tous les enfants de rejoindre les champs et les villages voisins pour se cacher. Elles se battirent dans la solidarité avec les quelques soldats présents jusqu’à ce que ces derniers soient tous tués sauvagement. Elles savaient que malgré les efforts fournis, des Maures tués, elles ne résisteraient pas longtemps et qu’elles allaient toutes finir prisonnières. Elles décidèrent alors de passer au suicide collectif annoncé par Mbarka Dia, la confidente de la Linguère (Reine) Faty Yamar.

Elle seule savait se faire obéir des courtisanes décidés et autoritaires qui entouraient la reine. Prenant appui contre l’arbre à palabres, parce qu’elle-même avait été blessée, elle se mit à haranguer ses compagnes : « Femmes de Nder ! Dignes filles du Walo ! Redressez-vous et renouez vos pagnes ! Préparons-nous à mourir ! Femmes de Nder, devons-nous toujours reculer devant les envahisseurs ? Nos hommes sont loin, ils n’entendent pas nos cris. Nos enfants sont en sûreté. Allah le tout puissant saura les préserver. Mais nous, pauvres femmes, que pouvons-nous contre ces ennemis sans pitié qui ne tarderont pas à reprendre l’attaque ? »

 

Cette dame demanda à ses voisines de mourir toutes, en femmes libres et dignes. En plein milieu de journée, pendant que le soleil était au zénith, les femmes se dirigèrent toutes dans la grande case. Quelques jeunes mères qui n’avaient pas voulu se séparer de leurs nouveau-nés, les serraient contre leurs seins. La dernière à pénétrer dans la pièce était enceinte et près de son terme. Mbarka Dia ferma la porte et commença à enflammer avec une torche.

Elles chantèrent pour se donner du courage et toussèrent jusqu’à extinction des voix. Seule une d’entre elle a pu échapper, elles lui avaient demandé de se cacher pour ensuite être témoin des faits.

Depuis cette date, Nder est reconnu comme terre guerrière avec les premières féministes de ce pays qui refusaient d’être réduites à des esclaves pour honorer leur peuple. Depuis quelques années, un hommage est rendu aux femmes de Nder, un mardi du mois de novembre. Toutefois, il faut souligner que l’histoire est encore méconnue des jeunes et pire, Nder n’a pas été relevé à sa valeur juste, équivalent à la bravoure de ces héroïnes.

Je propose de lancer une pétition qui rassemble un maximum de signatures afin de déposer ue requête auprès des organisations internationales notamment Africaines pour que un hommage historique leur soit rendues.

Bonjour, les jeunes oublient les valeurs de nos ancĂŞtres qui sont : « le diom, le kersa,le soutoura surtout quelque soit la situation de rester digne (âme loy diombele sa bope guir sawoyou euleuk.
Chapeau SI DJIGUENOUS WALO WALOYI
et je leurs rends hommage.

Toutes les histoires humaines mĂ©ritent d’ĂŞtre transmises. Elles dĂ©passent les limites gĂ©ographiques pour permettre aux autres peuples d’accroĂ®tre leurs rĂ©flexions. La connaissance ouvre l’esprit.

L’UA (Union Africaine) doit instaurer « la JournĂ©e panafricaine de ses Martyrs). En outre, je signerai la pĂ©tition comme le propose notre ami ParaĂŻso FĂ©lix et ce, pour le « Devoir de mĂ©moire »…

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