⛓ L’esclavage arabo-musulman ⛓
⛓ L’esclavage arabo-musulman ⛓
⛓ L’esclavage arabo-musulman ⛓

Elle débuta au VIIIe siècle et ne prit fin qu’avec la colonisation de l’Afrique. Au XIXe siècle, l’abolition décidée unilatéralement par les Européens ne la concerna pas, ce qui fit que depuis la Libye, au nord, ou depuis Zanzibar, à l’est, des caravanes organisées militairement continuèrent donc à dévaster des régions entières de l’Afrique sud-saharienne.

Alors que la traite européenne porta essentiellement sur des hommes en état de travailler sur les plantations, la traite arabo-musulmane concerna d’abord les jeunes filles (60 %) et les enfants (10 %). Le plus souvent, les garçons étaient émasculés pour fournir les eunuques gardiens des harems. Les malheureuses victimes devaient avoir atteint l’âge de la puberté pour subir cette cruelle opération car il fallait que leur appareil génital soit bien visible. Comme verge et testicules étaient retirées, la mortalité était considérable, d’où le prix élevé des eunuques.

Dans l’Afrique de l’Ouest sahélienne où les esclavagistes dévastaient le sud du Tchad et jusqu’au centre de l’actuelle Centrafrique, cette traite dura jusqu’en 1911, jusqu’à la mort du chef esclavagiste Snoussou, tué dans un combat contre les troupes françaises.

En mer Rouge, le commerce des esclaves fut également florissant et cela jusqu’à l’installation de la Grande-Bretagne à Aden en 1839, de la France à Obock en 1862, puis à Djibouti en 1884. Dans l’intérieur, les razzias se poursuivirent puisque, en 1888, sur le seul marché de Médine, en Arabie, 5 000 esclaves noirs furent vendus. Ces captifs venaient en partie des régions périphériques de l’Éthiopie, et notamment du sud de l’empire où la traite était encore importante à la veille du premier conflit mondial.
Dans le haut-Nil, en 1830, l’Égypte fonda la ville de Khartoum qui fut un important centre esclavagiste. Dans les principales villes d’Égypte, se tenaient des foires sur lesquelles des marchands spécialisés proposaient des esclaves aux acheteurs venus de tout le Moyen-Orient. En 1883, 32 « traitants » avaient pignon sur rue au Caire.

Les principales zones de capture furent le Bahr el Ghazal (région de Fachoda) et l’Equatoria (nord du lac Albert).

La traite zanzibarite ravagea quant à elle toute une partie de l’Afrique orientale et centrale, depuis le nord de l’Ouganda jusqu’au Mozambique, et de l’océan Indien au fleuve Congo. Elle est très bien connue grâce aux nombreux témoignages laissés par des voyageurs européens. Tirant l’essentiel de ses revenus de la vente des esclaves, le sultan de Zanzibar avait constitué un corps de fonctionnaires chargé de tenir un compte précis du nombre de captifs débarqués sur son île. Grâce aux registres des perceptions douanières, nous savons ainsi qu’entre 1830 et 1873, date de sa fermeture, de 600 000 à 740 000 esclaves furent vendus sur le seul marché de Zanzibar, soit environ 20 000 esclaves par an. Ces chiffres, qui ne valent que pour le commerce officiel de Zanzibar, ne tiennent pas compte de la contrebande.

Cela dura 14 siècle .

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