Qui est le peuple Akan ?
Qui est le peuple Akan ?
Qui est le peuple Akan ?

Les Akans sont un ensemble d’ethnies vivant en Afrique de l’Ouest, principalement au Ghana et en Côte d’Ivoire. Au nombre approximatif de 20 millions, ils se répartissent parmi plusieurs populations dont l’histoire et la culture ont eu et continuent à avoir une grande influence sur le monde noir en général.

 

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Les  Akan seraient des descendants des Dia ou Za, des Berbères de Libye et des Gara, qui étaient installés dans la région du Tibesti . Aux alentours du XIème siècle, ils auraient émigré vers le Sud, sous la poussée des Touareg, eux-mêmes repoussés par les Arabes lors de la conquête de l’Afrique du Nord. Ces premiers ancêtres se fixèrent tout d’abord dans la boucle du Niger, où ils firent souche et se mêlèrent aux autochtones nègres. Or après l’islamisation des Berbères, le premier noyau du groupe akan dut, une nouvelle fois s’exiler encore plus au Sud, parmi les Grusi.

Pour Baumann et Westermann, la civilisation de ces peuples leur a été imposée par des groupes d’une race dominante à matriarcat venus du Nord qui ont conquis cette partie de la côte; Ces conquérants étaient visiblement apparentés, en premiers ligne, aux dynasties à matriarcat des grands États soudanais, et en seconde ligne, aux Libyco-Berbères(à matriarcat)de l’Afrique du Nord.

Le peuple Akan, jusqu’à preuve du contraire, n’est le produit d’aucun métissage de race, à l’opposé des peuls, des Touaregs et des Maures. L’opinion des Akan, quant à leur origine, reste différente des versions mentionnées plus haut; leur tradition orale ne mentionne nulle part que ce peuple descend des populations de race blanche. Ils reconnaissent cependant que leurs ancêtres venaient du nord, d’une région ou d’un pays appelé Agniwan-gniwan. De nombreuses localités portent ce nom tant au Ghana qu’en Côte-d’Ivoire… D’autres estiment que si ces localités portent ce nom, c’est en souvenir du pays d’origine situé plus loin dans le temps et dans l’espace.

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Les Akan reconnaissent avoir connu de nombreux déplacements en Afrique de l’Ouest. On ignore à quel moment les premiers Akan s’installèrent dans le golfe de Guinée, mais nous savons de façon certaine que les chercheurs miniers de la SODEMI d’Abidjan ont mis à un jour, dans les régions lagunaires de la Côte-d’Ivoire, des restes humains non pygmoïdes associés à des objets d’art en or d’origine Akan. Ces éléments archéologiques furent envoyés en Suède, à Upsala, pour être étudés : le carbone 14 révéla que certains éléments humains étaient vieux de plusieurs siècles avant notre ère (vers -1200) ce qui montre que les ethnies Akan existaient donc déjà en Côte-d’Ivoire il y a 2000 ans.

Les Akan constituent un groupe de peuples ( Baoulé, Anyi, Attié, les Ashanti les Adansi, les Dinkyra, les Brong, les Fanti, les Sefwi, les Aowin, les Nzima, les Akwapin, les Buem et les Kwahu et bien  d’autres ) installés au sud du Ghana et au sud-est de la Côte d’Ivoire.

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LA ROYAUTÉ CHEZ LES AKAN

Les peuples akan installés en Côte d’Ivoire que sont entre autres les Agni, les Baoulé, les Attié, les Bron, les Abouré se désignent eux-mêmes sous le vocable Kotoko c’est-àdire guerrier. Ils parlent une langue apparentée à l’ashanti, frappent de la même manière le tam-tam parleur attoungblan et disent venir de la même origine : Anyuan-nyuan signifiant « du sable à l’infini » (Samson 1971, p. 75). Venus par vagues successives de l’actuel Ghana, les Agni et les Baoulé fondèrent des royaumes au début du XVIIIe siècle dans le sud-est et dans le centre de la Côte d’Ivoire.

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Les différentes fêtes chez les Akan :

LE PEUPLE ABBEY (Agboville, Azaguié, Rubino): Fete des igname  à agboville (se déroule en septembre)

LE PEUPLE ABIDJI (Bécédi, Gomon, Sikensi): Fête du Dipri (Avril); Fête du Dipri (Mai); Fête du Dipri (Juin); Fête des Ignames (Aout)

LE PEUPLE ABRON (Bondoukou, Assueffry, Tanda, Transua): Fête des maïs à Yézimala (juillet); Festival de danse et musique du zanzan (Août); Fête des Ignames (Septembre); Fête des Ignames (Septembre) NB : Village du roi des AbronFête des Ignames d’Hérébo (Octobre)

LE PEUPLE ABOURE (Bonoua, Adiaho, Ebra, Moossou, Vitré1, VitréII, Yaou): Popo carnaval de Bonoua (Mars); Fête de Génération (juin)

LE PEUPLE AGNI (Aboisso, Adiaké, Abengourou, Agnibilékro, Arrah, Ayamé, Béttié, Bongouanou, Koun-Fao, M’Batto, Tiassalé, Prikro): Fête des Ignames, Féticheuses de Tanguelan (Janvier); Fête des Ignames à Apouéba (Aout); Fête des Ignames (Décembre)

LE PEUPLE AHIZI (Dabou, Jacqueville,Tiagba): Fête du Jour de l’An chez le Prophète Papa Nouveau (Janvier); Papa Nouveau (Aout); Papa Nouveau (Septembre)

LE PEUPLE ADJOUKROU (Dabou): Fête de l’Ebeb, Fête de Moisson (Janvier); Yablé : Fête des Ignames (Février); Fête du Dipri (Juin); Fête de la Commémoration des Morts à Ayold (juillet); Fête des ancêtres ou fête des Lawou (juillet)

LE PEUPLE ALLADIAN (Jacqueville): Fête du Jour de l’An chez le Prophète Papa Nouveau (Janvier)

LE PEUPLE APPOLO ou N’ZIMA (Adiaké, Bassam, Eboko, Eboinda, Tiapoum): Fête de Génération (Avril); Abissa (Septembre); Abissa (Octobre)

LE PEUPLE ATTIE OU AKYE (Adzopé, Agou, Afféry, Alépé, Akoupé, Anyama, Bacon, Boudépé, Memni, Yakassé-Mé, Yakassé-Attobrou): Fête de Génération (Janvier); Fête annuelle de Génération (Août)

LE PEUPLE BAOULE (Bouaké, Bouaflé, Botro, Toumodi, Béoumi, Bodokro, Daoukro, Diabo, Dimbokro, Didiévi, Bocanda, Tiébissou, Tiassalé, Brobo, Kouassi-Kouassikro, M’Bahiakro, Ouélé, Sakassou, Yamoussoukro): Carnaval de Bouaké (Mars); Paquinou (avril)

LE PEUPLE EBRIE (Abidjan, Bingerville): Fête annuelle de Génération (Aout); Fête des Harristes (Novembre)

 

LES AKAN ET LE MATRIARCAT

On retrouve au Ghana la présence du matriarcat particulièrement chez les ashanti , dans leur livre , nous donnent les détails suivants:  » les ashanti considèrent le lien entre mère et enfant comme la clef de voûte de toutes les relations sociales… Ils le considèrent comme une parenté morale absolument obligatoire. Une femme Ashanti ne lésine pas sur le travail ou sur les sacrifices pour le bien de ses enfants… ». Au début de la période coloniale, l’unité de base fondamentale de la société ashanti restait la famille-étendue matrilinéaire, dont les membres sont participants. Dans le système matrilinéaire, c’est l’oncle utérin (frère de la mère) qui est promu à l’état d’ancêtre de sorte que, dans ce cas, l’héritage ne se transmet pas de père en fils, mais d’oncle à neveu.

 

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La société Akan
La structure de la société akan est celle d’une société de classes d’âge où prédominent les chefs de lignage dont le plus riche s’impose spontanément comme chef de village. Il s’agit là en réalité, d’un homme fort dont la richesse et le prestige maintiennent la cohésion des groupes familiaux. Ce chef est aidé dans ses tâches par des notables (des personnes riches également) qui représentent les plus hautes autorités villageoises. Ainsi, toute décision fait l’objet de concertation et de consentement de toute la classe dirigeante.

Des personnes de zéro à sept ans ou de zéro à dix ans, constituent une classe d’âge dans certains groupes ethniques. Chacune des classes d’âge joue et connait son rôle dans la société villageoise.
Sur le plan idéologique, il faut noter la prédominance des idées de justice et d’égalité; surtout entre les familles, la tendance à l’affirmation individuelle, l’attachement aux valeurs de concurrence et de compétition.

 

 L’ESTHETIQUE CHEZ LES AKAN
Toute personne considérée comme belle, est une des personnalités de marque de la société villageoise, symbole de la beauté physique mais aussi de la beauté morale. Ces belles personnes, qu’il s’agisse d’une jeune fille ou d’un garçon, feront la fierté de leurs familles qui seront à tout moment sollicitées.

Ces personnes seront représentées à l’intérieur ou à l’extérieur de la société comme un élément de prestige et de publicité.
Ainsi, lors d’une cérémonie de réjouissance (fête d’igname, fête de génération…), ces personnes seront parées des plus beaux habits et bijoux de la famille pour mettre encore plus en valeur leur beauté. Elles se changeront plusieurs fois durant la cérémonie et à chaque fois vêtues différemment. Elles seront habillées de manière à ce que soit :

– certaines parties du corps restent visibles ; dans ce cas, des morceaux de pagnes ou de foulards de différentes couleurs bien pliés seront disposés autour de leur bassin, laissant découvrir le ventre, les seins et les mollets; parties du corps qui doivent être appréciées de tout le monde;
– le pagne  » kita  » bien cousu (tissu traditionnel tissé q u ‘ a ffectionne particulièrement le groupe akan), recouvre pratiquement tout le corps, ne laissant apparaitre que la tête, le cou, les bras et les orteils;

– les fesses bien développées et rebondies sont mises en relief par le port d’un morceau de pagne bien serré à la taille et un autre morceau plié, placé autour des seins….
Le cou, la tête, les bras et les doigts seront parés de bijoux en or, renouvelés à chaque passage de ces belles jeunes filles. Ainsi, ces filles seront au devant de la scène pour être admirées de tous. Elles seront accompagnées dans leur déplacement par d’autres jeunes filles de la même génération dont certaines porteront sur leur tête, des cuvettes contenant les différentes tenues et les bijoux de rechange prévus par les familles. Incarnation de la beauté, elles vont attirer et séduire les hommes et les femmes. Ces filles seront surveillées, isolées du tumulte de la fête pour n’apparaitre qu’à des moments bien précis pendant la cérémonie.

Les familles choisissent également ces périodes de grande affluence pour confirmer l’importance de leur richesse ou plutôt pour faire parti des plus hautes autorités du village voire même de toutes les contrées environnantes.
Les Akan en Côte d’Ivoire ont des canons de beauté particuliers c’est à dire qu’il y a une esthétique akan. Cette esthétique Akan regroupe à la fois des traits physiques et des traits moraux.

1 – Les traits physiques de l’esthétique
Ils sont nombreux chez la jeune fille akan.
Celle-ci doit avoir :

La taille moyenne
Elément très important considéré par les Akan. En effet, la belle jeune fille akan désignée ne saurait être une naine. Elle doit avoir la taille moyenne, prédominante dans ce groupe ; environ 1,68 m.

Le teint noir d’ébène ou très clair
L’exigence est de règle chez les Akan et le teint est d’une importance capitale. Il n’ y a pas de juste milieu dans les critères de beauté en général. Si la jeune fille est de teint noir, se doit être un noir brillant plutôt que mat. En effet, les Akan comparent ce teint noir brillant à l’ébène une fois sculpté et bien fini qui apparait brillant, homogène, lisse et doux au toucher. De même, si la jeune fille est de teint clair, c’est d’un clair net et pur sans alternance de parties sombres et de parties claires souvent observées chez les jeunes filles qui font usage de produits pour éclaircir la peau.

Il faut en fait une harmonie totale du teint de la jeune fille.

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Petit bémol , les berbères sont maintenant des métissés , suite aux invasions des peuples indo européens , mais ni eux , nom actuel , ni les MAURES , n’étaient autre chose que NOIRS

Le mot MAURE vient du greco latin MAUROS/MAURII , voulant dire NOIR dans ces langues , les romains conquérant le nord de l’Afrique y trouvèrent que des populations noires qu’ils appelèrent une partie de cette région(Algérie, Tunisie , Maroc actuel) MAURETANII , le pays des noirs , comme ils appelèrent l’actuelle Libye , la BARBARII ( = pays de gens ne comprenant pas notre langue)…il y avait déjà depuis 1000 av JC un peuple blanc venu d’Asie centrale et installé en Libye , au milieux des peuples noirs.

De BARBARII vient barbare , transformé en berbère par la prononciation arabe…ce mot n’est donc pas le qualificatif pour un peuple blanc , actuellement , les berbères sont une population métissé comprenant des noirs des blancs(les envahisseurs) et tous les degrés de métissage intermédiaire…..le fait que les berbères soient matriarcaux , résulte de leur origine purement négro africaine avant invasion d’indo européens tout au long du moyen âge

« MAURE » a été avant le début de l’esclavage , le (seul)mot désignant les noirs d’Afrique du nord et de l’ouest connu par les blancs

Donc sur l’origine des Akans , il n’y a rien de contradictoire entre une origine plus au nord , un rapport avec les autres noirs(y compris berbères) habitants l’ouest africain au moment ou le désert actuel était vert , et l’arrivée des akans dans le sud de l’ouest africain 1000 ans av JC…Toutes les civilisations noires sont matriarcales depuis et bien avant celles de la vallée du Nil…l’homo sapiens étant originaire d’Afrique de l’est et noir à l’origine!!

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